L'être las et le néant,
Les yeux se ferment malgré soi.
Les sentiments s'atténuent.
La tête entre les mains, crispées.
Les pensées se dévident en fil d'araignée.
Le chef est pesant, s'alourdissant au fil du temps.
Un soupir et la résignation est là.
Poèmes
Quelques uns de mes poèmes...jeudi, octobre 1 2009
Lassitude
Par Kaoru le jeudi, octobre 1 2009, 19:47
lundi, août 10 2009
Poème - [Plaisirs émétiques]
Par Kaoru le lundi, août 10 2009, 23:40
Plaisirs émétiques
Des plaisirs doux refoulés
Du tabac vaguement fumé
un cheminement peristaltique inversé
Et tout se met en branle
A genoux et la bouche ouverte
Le dégoût s'empare de moi
Et les convulsions de mon corps
La bile lentement remonte le long de l'oesophage
Et les pensées se déversent brutalement
Ce soir tout se combine en plaisirs émétiques
Les pensées font ressurgir les entrailles.
Les mains posées à plat sur le sol
Les cheveux en bataille
Haletant, un goût en bouche incertain
Enfin soulagé par cette catharsis
Ce soir, les plaisirs émétiques sont finis.
samedi, décembre 6 2008
Pippa Passes
Par Kaoru le samedi, décembre 6 2008, 01:39
- God's in his Heaven -
- All's right with the world!
vendredi, septembre 26 2008
Sans titre
Par Kaoru le vendredi, septembre 26 2008, 20:54
Amertume,
Ce soir je sens l'écume péristaltique me monter aux lèvres
Il ne s'en faut peu que le dégout me submerge,
Mais je ravale en silence mes larmes de douleur
Transformer le monde sera à ma portée
Mais transformer mon esprit est au delà de mes capacités.
Sache vieil arbre que je te hais, toi et ce que tu représentes,
Des racines plongées dans mon coeur,
A ta cime plongeant dans l'iréel du monde.
Fais donc que je déçoive encore une fois
Mon ego sous-dimensionné
L'involution n'est qu'un prétexte, un fantasme
Et la sociabilité un concept haïssable.
Partons ensemble dans une monade
Telle que le rasoir d'occam soit vrai.
mardi, août 19 2008
Chimères
Par Kaoru le mardi, août 19 2008, 22:23
Ce soir, tout hurle dans mon crâne
Alors que je suis là à attendre des chimères
La tristesse me déchire et tout s'effondre
Tout s'effondre, tout tourne, tout disparait
Je ne peux vivre avec le présent
Je ne peux que regretter le passé
Et ça me tue intérieurement.
Tout retourne au néant
L'étoile s'effondre sur elle même
Mon amour est un trou noir...
Elle ne veut pas de moi et tu ne veux pas de moi
Que me reste-t-il ?
Une fois tout retourné au néant.
Parce que je t'aime, pour mon malheur
mardi, janvier 8 2008
Androgynéité
Par Kaoru le mardi, janvier 8 2008, 11:46
Le sang mélangé à la boisson
Produit un paradis enivrant
L'archer d'acier, une fois passé
Me contente de douleur et de plaisir
C'est une histoire qui se répète
Une histoire d'amour et de haine
Une histoire de réalité non partagée
Cette langueur qui parcours mon corps
Atteind directement mon coeur
Ce sang qui suinte goutte à goutte
Permet au crépuscule de me donner
Une sainteté intérieure, un trésor de noirceur
Que ta seule présence transforme en clarté
Soit mon opposé, détruit moi
Et rend moi à un certain bonheur
Un dernier baiser volé sur l'heur'
Car toi seule m'accepte tel que je suis
Élevé dans une société intolérante
Quelle voie dois-je prendre ?
Je sais que tu l'accepteras...
J'ai enfin trouvé une place où reposer,
Mon cœur meurtri, déchu, brisé
Et je vois ce monde
Comme une réalité désactivée
Un train sans gare
Un hurlement dans le désert
Dédié à La fleur noire
Que tu protèges en ton sein
Toi la belle inconnue
Idéal déchu et pourtant vivant
Qui m'encage mieux que de l'acier
Un moment du temps stoppé
Par une image prise et volée
C'est l'essence extérieure que je désire
Sans réellement connaitre l'intérieur qui expire
Toi belle comme une goutte de sang
Parcourant mon bras déchiqueté
Ce n'est qu'un prélude à la fantasmagorie, cette irréalité si belle et
si tentante que je partage avec moi même, mais pour combien de temps
encore ? Pourrais-je ainsi me decharger de ces emotions inopportunes
alors que tu me rappelles vers un monde que je hais, toi la femme que
j'aime ?
Adieux mon amour, je t'aime moi non plus...
samedi, septembre 15 2007
A song of Storm and Fire - Yuki Kajiura
Par Kaoru le samedi, septembre 15 2007, 00:31
Mélancolie qui s'évanouit dans le néant des ombres.
*Violence lancinante*
Je flambe,
Mon cœur s'éveille.
Les morts me harcèlent.
Les mots viennent et s'en prennent à moi
Caliban lui même ne pourrait arrêter cela.
Et je hurle la joie de ma souffrance !
C'est une plaie ouverte sur l'inconscient de mon âme.
*Petite mort violente*
La petite mort m'emporte et la peur disparait.
C'est une explosion de joie malsaine.
Nous sommes là !
La musique s'accélère
*Allegretto*
L'animal exulte de joie.
Il bondit vers la surface.
Et danse en rythme avec le sang qui jaillit.
Le corps tremble, en accord avec l'aiguillon
*Calme*
L'odeur du sang plane sur la rédemption de l'être.
En transe, les trois se raidissent...
*Violence lancinante*
Folie est incarnée,
Elle fait suinter la faiblesses par nos plaies ouvertes.
L'hermaphrodite demande sa nature.
L'archet taille dans la chair.
Découpant les pensées
*Petite mélancolie*
Nous sommes un, nous sommes une.
La gestalt transcende notre corps.
Qui pourrait sauver nos âmes ?
C'est un passage initiatique
*Allegretto*
Le feu brûle,
Et nous sommes le feu.
Bûcher.
Danse.
Dansez avec le baron Samedi !
La musique s'enhardit !
Ainsi commence la nuit
Une chanson de tempête et de feu !
*Reprise*
La farandole s'arrête,
Emmène les mignons
Et les violons flamboient.
Tristement conscients de leur gaité
*Petite mort violente*
L'orgasme apparait enfin
L'animal ressurgit
Et la vie reprend
Sur les ruines de notre imagination
Nous sommes là ,
Nous sommes avec toi
A jamais !
vendredi, juillet 27 2007
Des mots...
Par Kaoru le vendredi, juillet 27 2007, 22:46
Des mots, toujours des mots et encore des mots
Des paroles insensées; toujours les mêmes, et encore une fois
Lis, moi, hais moi, déteste moi !
Je n'en ai cure
Je ne suis pas mieux, je me répète tel un perroquet
Balançant des mots vides de sens pour la personne en face
Pour qui ais-je jamais compté ?
Pour qui ais-je jamais été aimé ?
Des paroles chantait Dalila
J'écris un requiem, pour mon quota d'amour
Tout ça n'a pas d'importance finalement
Je, n'est pas Nous et ne le sera jamais
Mes condoléances à l'amour...
samedi, avril 14 2007
Rage
Par Kaoru le samedi, avril 14 2007, 01:11
Fais moi saigner
La douleur n'est qu'une illusion
Transperce moi la poitrine
Que je me vois mourir,
Et sors mon coeur encore palpitant
Brandit le haut et fort
Et contemple moi encore vivant
Ne pouvant se résigner à mourir
Caressant l'espoir de ton corps
Je hurle dans la nuit
Des morceaux de chair encore accrochés aux dents
Je te veux, je veux ton corps, ton âme, ton esprit
Pourras-tu me pardonner ?
Crucifie moi sur la rose noire
Afin que je me fonde en un nouveau monde
jeudi, avril 12 2007
Nostalgie et amour mélés
Par Kaoru le jeudi, avril 12 2007, 23:18
Du texte jeté sur un clavier, petits messages échangés
Temps jadis, et néanmoins présent dans mon esprit
C'est un pied-de-nez à la rose effeuillée
Amour esseulé, figure délavée
Des changements se sont faits, lentement
Qui es-tu devenue ?
Penses-tu toujours à moi ?
Je ne peux te chasser de mon esprit
Succube de ma folie, viens à nouveau hanter mon corps !
Depuis que tu as pris mon esprit, il se flétrit ...
jeudi, février 22 2007
Saudade
Par Kaoru le jeudi, février 22 2007, 01:28
Mes rêves se sont évanouis dans l'air
Mon amour.. est- il encore présent ?
Moins qu'avant je pense... Hélas... Saudade, la mélancolie aigre douce de l'espoir, trouver un jour une terre d'accueil ou l'amour
Que peut-on faire de sa vie ? J'ai à croire que j'en suis le maitre, mais c'est peut-êªtre une illusion.
Les scarifications n'ont pas de réalité, pas plus que la douleur.
Mais cette impression d'être déphasé avec le monde réel, que je ressent de nouveau. Je suis multiple et un(a) Ã la fois.
J'aimerais dire que je ne suis que le reflet du miroir répété Ã l'infini, mais le miroir ne réfléchit pas, il se contente d'en créer l'illusion.
Illusion de corps, illusion d'esprit, réalité alternative dont la musique comble les trous.
J'ai saigné mon bras, j'ai percé mon corps mais cela ne suffit pas.
Je me "cultive" ... Quel mot insipide. Je peux discuter art, mais comme tout ceci me semble futile.
Je suis perdu dans ma tête...
Je suis l'enfant de la mélancolie
PS : La saudade est un mot portugais, qui exprime une tristesse empreinte de nostalgie, quand un homme se sent dépossédé de son passé.
mardi, novembre 28 2006
Poème à 4 mains - Rachel et Kaoru
Par Kaoru le mardi, novembre 28 2006, 04:37
Prends moi la main
Et dansons encore une fois
Sur les pétales de roses fanés
Danse avec moi encore une fois
Sur ce tapis de pétales flétries
Dansons une dernière fois sur les ruines de nos vies
Cette valse effrénée au son si aiguisé
Poignarde mon coeur de part et d'autre
Je le ferais avec des mots d'amour si cruels...
Observant ton à¢me perdre toute sa substance
Des fragments de rose en hologramme parsemant ton corps
Douceur imaginaire m'apaisant un instant
Avant que la lame de la réalité ne tranche vif tout espoir
Je me sens décliner, je me sens partir
Tu n'es pas seule, fond toi en moi, en des silhouettes éclairées
Tends moi la main, retiens moi un instant encore
Nos deux corps enlacés, je te regarde et ris de la folie des corps
Dans cette ultime étreinte, je m'abandonne à ta chaleur
Hélas l'amour est plus froid que la mort, méfie toi de la bête en chacun de nous
Le Feu Purificateur m'attend, je dois me retirer
Alors partons ensemble, que la délivrance nous accompagne !
Mon à¢me est lourde, non de péchés mais de tristesse
Hélas nous sommes la mort et elle doit être note seule compagne
Tristesse des mà¢nes, aime moi d'un amour impossible, je porterais tes péchés
Marchant à tes cotés, je n'ai plus peur du devenir
La Flamme dévorante ne m'effraye plus, car elle ne peut nous séparer
Foulons d'un pas allègre le tapis de roses, relevons la tête
Et soyons libre dans le désir, ta main, pour toujours mienne
Mon corps, sans plus aucune volonté, brà»le de te satisfaire
Mon à¢me apaisée, brà»le de caresser la tienne
Laisses moi panser tes plaies, laisses moi entrer en toi
Hélas l'amour est plus froid que la mort, et mes ailes se brà»lent à ton contact
Tu me détruis, tu m'aimes, tu me combles
Et me blesse de nouveau, le sang frais me réchauffant
Laisses mes ailes entourer ton corps fragile
Laisses moi te protéger
Laisses moi Etre pour toi
Et la bête au fond de moi, qu'en fais tu ?
Je ne sais pas qui je suis, un ange déchu, une bête féroce
Aime moi, mélangeons nos corps, tue moi !
Je tuerais cet être d'ombre, élevant l'être lumineux
Qu'importe cette bête que je ne saurais craindre
Alors que dans mon monde tout n'est que pureté et paix
Hélas tu ne peux, je suis un et indivisible, je suis la lumière et les ténèbres
Mais si tu apprivoise la bête, alors la bête te protègeras
L'amour est chaotique, mais il est vivant
Laisses-moi t'approcher au plus près
Laisses-moi être ta vie
J'ai peur, le dilemme du hérisson est très fort
Si je me rapproche je vais te blesser
Ce sont là des blessures
Qui ne sont que superficielles
Ouvres toi à moi
Laisses moi te guider
Tu m'as ouvert les portes du plaisir
Laisses moi te montrer le chemin du bonheur
Mon coeur est fendillé, d'un amour incertain
Si je m'ouvre il va être sans protection, ouvert à tout
Suis-je prêt à suivre aveuglément le guide ?
Je serais ton bouclier, ton armure, ta bulle
La douleur est une forme de plaisir raffiné
L’amour que je te porte est le plus fort des aciers
Je ne peux..... Je vais te détruire
Peut être ai-je l'air vulnérable, mais ma puissance est au-delà de ce que tu peux imaginer
La bête au fond de moi est la pour me protéger, que peux tu faire contre cela ?
Auprès de moi, tu n'auras pas besoin de te protéger, car ma force est ma douceur et ma dévotion
Je suis l'orage, le feu, le vent, la tempête éclatant
Cette bête que je devrais craindre, j'apprendrais à l'aimer, à la porter au creux de mon coeur, comme je te prends au creux de mon corps
Mais dis tu la vérité ? Qu’y a-t-il au fond de toi ?
Serais-je trahi encore une fois ?
La rose se meurt, la bête croit
Regardes au fond de mes yeux, sondes mon à¢me qu'y vois-tu? Le mensonge?
Je ne vois rien qu'une à¢me d'enfant, de princesse sans royaume
Laisse moi devenir ton royaume, ton baume, ton onction
Je ferais naà®tre la colère envers les irrespectueux
Pais et miséricorde envers ces malheureux
Eux ne connaissent pas le bonheur des rois
Pieds nus j'errai dans la poussière aveuglante
Un roi sans divertissement n'est il pas un homme plus malheureux que les autres ?
Et quand je croisai ta route, tout se mua alentour
La barrière que j'avais dressé s'effondra à cause de ta présence
Yeux baissés, j'avançais à petits pas
La bête tenta de sortir, je la réprimais, subjugué par ton aspect
Je me demanda "me voit-il comme je le vois? N’est-ce qu'un jeu de mon esprit?"
Qui était donc cette apparition respirant la pureté, que mon esprit tordu voulait dénaturer ?
Mon à¢me nouvelle et pleine de naà¯veté, je tendis maladroitement la main vers toi
Mes ailes se dressèrent d'effroi, j'eu l'impression d'être désincarné Je ne pouvais m'empêcher de t'aimer
Devant ton geste brusque, je suspendis mon geste, les yeux pleins d'étonnement
T’avais-je froissé par un geste malvenu?
Tombant à genoux je dis : " Damoiselle, votre pureté me fait souffrir, mais je ne peux détacher mes yeux de votre silhouette si gracieuse »
"Relevez-vous chevalier, je ne suis qu'une créature perdue dans un monde inconnu. Cela est peut être impudent, mais accepteriez-vous de me guider ?"
Suis-je digne de vous guider ? Moi qui ai semé le malheur là o๠je suis passé ! Mes ailes en sont témoin, elles sont celles d'un ange déchu
Je posai mes mains sur les ailes, les caressant tendrement. Oui, tu es celui que je cherchais sans le savoir
Frémissant de la peur de souffrir je les repliais délicatement : " Damoiselle, savez vous ce que vous risquez ? Je ne suis plus un ange... Mais vous ressemblez à la personne que je cherchais depuis longtemps..."
"Là d'o๠je viens, le danger, la peur n'existent pas. Il n'y a pas d'ange et pas de démon. Pas de bien et pas de mal. Juste l'amour...peut-être suis-je un peu celle que vous attendiez? Vous joindrez-vous à moi, dans ma soif de découvertes ?" je ne savais pas encore que le monde entier était entre tes bras
"Venez avec moi, Dame. Parcourons donc ce chemin, que je vous montre ce monde, si fertile et si aride, sa dualité qui est en chacun de nous, le bien et le mal, qui n'existeraient pas l'un sans l'autre." Le monde que nous voyons est l'illusion du reflet du miroir établit dans les yeux de l'autre
Le monde, que me semblait jusqu'ici terre stérile, m'apparut dès cet instant comme une succession de merveilles. Je n'étais plus seule, ma main dans la tienne, et je buvais tes paroles comme l'eau d'une source miraculeuse
Quelle était cette sensation ? Le monde passe par d'étranges couleurs,de rêve ou de cauchemards, je compris alors que tu m'apportais ce qui me manquais jusqu'a présent, la possibilité d'éprouver autre chose que de la haine, de la rage ou de la colère
Parfois je te sentais dans une humeur si sombre, que je n'avais de cesse de te serrer dans mes bras et de te caresser doucement.
Je voulais te donner un peu de ma chaleur et de ma lumière
Qu'éprouves tu donc ? Serais tu glacée par mes ténèbres ? Réponds moi ma douce amie ?
Je te vois les lèvres bleues...
Un jour je te demanderais de marquer mon corps avec une lame afin de te l'approprier
Tes ténèbres ne pourraient m'engloutir totalement, et même si c'était le cas, le jeu en vaut la chandelle. Ce que j'éprouve, c'est bien plus fort que ce qu'on vit dans mon monde, plus fort que l'amour. Plus fort que le mort même. Les lèvres bleues, ce n'est rien, juste un peu de froid. Serres moi fort pour me réchauffer. Loin de tes bras je me sens perdue
Enlaçons nous, valsons à travers les terres, mélangeons nos corps, et fusionnons nos esprits dans un orgasme tellurique !
Je te caresserais jusqu'a plus soif, jusqu'a ce que tu t'écroule de plaisir sur notre couche, luisante de sueur
Je laisserais mon instinct me guider sur cette terre inconnue, j'explorerai chaque plaine, chaque mont, avec une curiosité sans faille
Je te laisserais me transmettre ton savoir, je serais une bonne élève
Mais l'élève doit un jour supplanter le maà®tre, arriverais-je aussi au terme de ma quête d'androgynéité ?
Pourrais-je développer l'arc tendu du désir en même temps que ma féminité ?
Et surtout serais-je un bon professeur ?
Dans ta façon de me regarder, de me toucher, de m'embrasser, ta façon de me désemparer, de me mettre à nu, je sens que tu seras un délicat et patient professeur... et, pour ma part, je ne me mettrais jamais en travers de ta propre route intime
Certes mais m'accompagnerais tu dans cette route à†mon amour ? Je ne fais qu'explorer chaque partie de ton corps afin de te faire plaisir, afin de t'aime comme je le dois....
Si tu le désires, je te suivrais sans hésiter, te soutenant si il le faut... tes doigts sur ma peau me font frissonner de plaisir...
Je comprends que c'est cela, bien cela le monde
Deux être s'aimant, se mêlant l'un à l'autre
Je suis l'incube scarifié de tes fantasmes, modèle moi comme il te plaà®t, et je prendrais l'apparence de ton désir....
C'est bien plus que cela, c'est aussi l'influence qu'on ces deux êtres sur ceux qui les entourent
Exister c'est interagir avec soi-même, interagir avec le monde
Montres moi ce qu'on appelle le plaisir profond
Montres moi le monde
Montres moi la vie
Je te ferais hurler de plaisir
Toi et moi contre le monde
Et je te montrerais l'évolution de la vie jusqu'a la mort, nous appellerons cela l'amour !
Viens avec moi, dansons encore une fois sur les pétales de rose et leurs fragments en hologrammes, nous goà»terons au fruit défendu, au plaisir charnel et au chaos de la survie
Toi et moi, ensemble !
Ensemble pour l'Eternité, faisons la nique à tous les Veilleurs de Vie
Ensemble pour l'éternité, buvons le calice jusqu'a la lie !
Une marche
Par Kaoru le mardi, novembre 28 2006, 04:31
Je marche dans la ville, sous la lumière blafarde des lampadaires.
Repoussant les feuilles mortes.
Mon corps est à vous, prenez et payez le !
Sans passion, sans dégoà»t, je marche doucement, m'adossant à un arbre.
Je vous attends, venez profiter de moi.
Mon corps est à vous, prenez et payez le !
Une voiture qui passe, une qui s'arrête. Un dialogue, -oui, non, combien ?-
Une qui démarre, je me baisse, je suis payée
Mon corps est à vous, prenez et payez le !
Sans sentiments, sans répugnance, je fais ce qui doit être fait.
Marchant sous les lampadaires.
Mon corps est à vous, prenez et payez le !
A nouveau je marcherais sous la lumière des zones d'ombre.
Jusqu'à ce que je finisse ce que j'ai commencé
Mon corps est à vous, prenez et payez le !
lundi, novembre 20 2006
Amarante
Par Kaoru le lundi, novembre 20 2006, 18:49
Bras ensanglantés, ballants. Je contemple l'inanité du sang qui coule sur la paume de mes mains. J'ai passé la lame et saupoudré de sel mes plaies.
Acte gratuit.
Douleur libératrice du vernis de l'humain
Je devrais coudre mes lèvres ici et maintenant, il est encore temps de ne point vous offrir le spectacle de la déchéance
Bête
Humain
Artiste
Ange
Dieu
Je suis mon propre dieu car dieu m'a créé à son image.
Et dieu ne croit pas en lui.
L'animal s'exprime enfin, hurlant sa confusion.
Pris au piège de sa réflexion.
Et dieu ne croit pas en lui
L'humain dit "je suis", et tue ses semblables
Il n'en est que plus haïssable
Et dieu ne croit pas en lui
L'artiste qui couche son désespoir est-il hypocrite ?
Comment puis-je écrire que je regrette mon ego ?
Catin superbe, je m'avilis par amour et par haine, refusant la condition humaine d'où je me suis élevé.
Et dieu ne croit pas en lui
Ange désabusé, jouant son rôle
La vie n'est qu'une illusion du théâtre qui se joue en arrière-plan
Et dieu ne croit pas en lui
Pantins aux liens invisibles,
Je vous vois vous agiter vainement
Dieu n'est que moi-même luttant contre son ego
Et dieu ne croit pas en lui
Les relations que vous entretenez sont superficielles, par peur de l'autre et la découverte de votre unicité.
La société n'est qu'une projection de l'humain.
"Oyez, oyez braves gens ! La terre souffre de troubles bipolaires! Mais l'on enferme point la haine de soi
Et dieu ne croit pas en lui
Je ferai exploser le vernis de la civilisation pour vous montrer nus, désarmés et bestiaux.
Mais est-ce si douloureux ?
Le sang tombe goutte à goutte de mon corps, n'apporte pas de réponse.
Néant
Et dieu n'a jamais cru en lui
samedi, novembre 18 2006
Thérapie de l'égotisme
Par Kaoru le samedi, novembre 18 2006, 17:48
Je suis le libre arbitre
Je suis la lumière noire
Crains ma présence, car je ne suis que le reflet de vos ténèbres.
J'ai croisé Melmoth et Maldoror qui m'ont confié vos peurs absconses. Je danse sur la mélodie cinglante de l'hystérie empathique. En guenilles je creuse encore et encore pour percer les tréfonds de vos à¢mes, cassants mes ongles, souillant mon corps.
C'est l'ouroboros, afin de vous confronter à vos peurs les plus intimes, vos envies les plus secrètes, vos tabous les plus répugnants
Je suis le libre arbitre
Je suis la lumière noire
Un miroir sans tain n'est que le reflet de l'homme cynique. L'humain haà¯rait-il ses semblables au point de les réduire à néant ? Je vois en vous la haine, l'envie et ma bêtise. Mais s'intéresser à vous n'est-ce pas donner de l'espoir au néant ?
Je suis le libre arbitre
Je suis la lumière noire
L'ego que vous professez n'est que poussière face à la destruction que vous répandez. Je vous éclaire en contre-jour, révélant l'inanité de vos connaissances. La révulsion que vous inspirez ne cède sa place qu'avec difficulté aux ténèbres languissantes et débile
Je suis le libre arbitre
Je suis la lumière noire
Ignorants de vous-mêmes et de vos semblables, vous parcourez le monde, fantà´mes sans consistance, spectres convulsés. Et pourtant…
Vous déclamez la thérapie de l'égotisme, solitude au milieu de nulle part.
Vous, pervers(es) nécrophiles, léchant la charogne et épousant les pertes intimes.
Vous, adeptes de la pluie d'or, qui buvez goulà»ment le corps de l'idole.
Vous, que le lisier déride, couvrant vos corps de déjections.
Je mettrais vos jardins secrets sous le brà»lot du soleil.
Je suis le libre arbitre
Je suis la lumière noire
Faibles que les attaches rassurent,
Impotents que la domination emmure
Je le graverais sur vos chairs avec mes griffes, répandant la bonne parole.
Creuser, creuser encore et toujours, pour vous vider de vos peurs et de vos envies.
Je suis la lumière noire.
Je suis vous-même…
**NB***
Egotisme
1. à‰tude et analyse détaillées faites par un écrivain de sa propre personnalité physique et morale. « … s’il [ce livre] n’ennuie pas, on verra que l’égotisme, mais sincère, est une façon de peindre ce cÅ“ur humain dans la connaissance duquel nous avons fait des pas de géants depuis 1721, époque des lettres persanes de ce grand homme que j’ai tant étudié, Montesquieu. » Stendhal, Souvenirs d’égotisme, p. 81.
2. (Par extension, spécialement à propos d’analyses psychologiques) Tendance à rapporter à son moi toute la vie mentale ; culte du moi ; poursuite trop exclusive de son développement personnel. « L’égotisme juvénile… est cette incessante référence à soi qu’on observe à ce moment dans l’amitié, dans l’amour, dans la rêverie, dans les rapports avec l’entourage… » M. Debesse, Situation de l’adolescence (in Lalande).
http://www.ditl.info/arttest/art322.php
Un essai - Feu intérieur
Par Kaoru le samedi, novembre 18 2006, 10:09
Feu intérieur qui me dévore
Maladie, mort rampante qui guette
C'est l'histoire de l'amour stupide.
J'ouvre mon cœur et celui-ci est mutilé.
Plus jamais, non je ne voudrais
Carmilla, te rencontrer
J'ai fait un rêve, mais était-ce bien un rêve ?
La bête voulait te tuer, réprimer la souffrance. Je l'ai refusé, à genoux, en train de me tuer. Lutte féroce non pas pour la survie mais pour l'amour.
Tu me ronges de l'intérieur, amour impossible.
Cependant j'ai abdiqué toute volonté de te résister, mais j'ai maté la bête, je l'ai forcé à se cacher encore une fois.
Je ne suis ni un mouton ni un lion, mais la bête est juste humaine, l'humain dans toute son animalité, cruel, cynique, sans pitié, sadique…
Je brûle, je ne dois penser à toi…
Tension.
Enserrés, mes doigts fouillent ton corps, tes mains me caressent, je sens ton souffle saccadé, tu marmonnes ton plaisir, prenant mon sexe entre tes doigts.
Je porte ton odeur intime à ma bouche me repaissant de ton corps.
La pénétration n'est qu'acte d'amour et de désir. Les caresses oblitèrent notre jugement, la sueur reflet de notre moiteur parcours chaque centimètre de la peau.
Ma bouche collée à ton sexe ne fait plus qu'un. Ton intimité devient une nouvelle naissance.
La tension disparaît petit à petit dans une vague de soulagement mutuel.
Pourquoi me hantes-tu ?
Succube infernal qui entretien mon feu intérieur…
lundi, novembre 13 2006
Miasmes
Par Kaoru le lundi, novembre 13 2006, 19:15
Miasmes
Des relents d'amour flottent alentours,
Brumes funestes sans possibles détours
Toi le succube qui hante mes rêves,
Catin fantasque et merveilleuse
Ces relents putrides de cyprine
Flottent jusqu'à mes narines
Tu t'es moqué, tu m'as trompé
Ton visage part et s'efface
Le temps pose un voile sur ta face
Ma haine n'a pas diminué
L'amour, hélas, toujours présent
Elle croà®t au fil du temps…
Fuir encore et toujours tes sentiments
Ce masque en forme de sourire
Mouvement péristaltique inversé latent !
Le démon me fait mourir
Mon bras tremble de rage contenue
Pourquoi as-tu refusé mon amour ?
L'à¢me mise à nue
Me reviendras-tu un jour ?
Mouvement péristaltique inversé
Ainsi à genoux, je tremble de tout mon être
O๠es-tu veule créature incarnée ?
Tes miasmes entourent ma tête
Transperce moi le flanc
Et nourris toi de mon sang
Mon esprit s'évanouit dans le blanc
Devient mon être, l'infant
Et brà»le dans le froid de mon à¢me
Ad vitam à¦ternam !
mardi, avril 11 2006
Vagabondages parallèles
Par Kaoru le mardi, avril 11 2006, 15:49
Vagabondages parallèles
Femmes, superbes bêtes de proie
Et symbolique d'une étrangeté passée
Occultes démons tentateurs de ma vie
Homme, être sans secret, incube dégénéré
Morceaux de chairs assemblés, ouverture sans retour
Obscur cabaliste, sexe érigé en dieu
Vous êtes des fenêtres sur l'éternité
Des illuminations de pluie d'arc-en-ciel
C'est un désir infernal qui me taraude
Cherchant à jouir de l'¢instant présent
Corps mêlés, terre et ciel qui font l'¢amour
Je suis l'¢androgyne pénétré
D'¢une profonde satisfaction amère
Je ne puis que m'attacher à vous Corps et âme
J'¢ai conté la ballade des anges déchus
Mais qui êtes vous, vous êtres humains ?
La lumière qui émane de vous me fait mal
Je voudrais me repaître de votre esprit
Et de votre corps attirant
Quand je n'y trouve que le triste sang d'¢une humanité déjà partie
Marionnettes que je peux manipuler
Vous m'¢avez enchainé
Dans les anneaux et les fers de l'¢amour.
Venez à moi pour le plaisir des sens
Je veux vous entendre hurler En moi !
Je veux prendre plaisir En Toi !
Incarnation de la beauté
Je recherche la beauté pour être digne d'elle
L'amour, la vie et la mort...Une seule rose noire
Symbole de l'ange organique immortel
Qui cherche frénétiquement l'extase
Oui ! Un ange déchu, débauché et destructeur
Je veux embrasser la mort
Et lui offrir la vie
Terre et ciel qui font l'amour
Sexe enfin réuni
Chaleur des entrailles
Vulve humide et ouverte, imberbe
Sexe tendu et vibrant, il devient le Verbe
Et le soleil s'¢embrase en un orgasme éternel
Parallèlement à ce bouleversement sans changements
Inconscient du temps qui passe
L'être humain est un sphinx sans secrets
Une chimère dont les entrailles sont ouvertes aux vents
Un errement de la nature engendré
Dans un moment de folie étranger
Un miroir posé sur la peau transparente de l'homme
C'¢est l'azur insondable de l'œil d'un chat borgne
Un ange passe et l'¢humanité s'¢embrase
Machine à fantasmes déréglée
Humain, un cancer incurable au sein de la terre
Ange humain, trop humain
Pour être serein
La pousse de mes ailes fut une nouvelle crucifixion sur le flot impétueux de la vie, mort ainsi née
Qui es tu ?
Mais qui suis-je ? L'esprit errant
D'un poupon mécanique désarticulé
Coupons les têtes ! Coupons les membres !
Et faisons la pantomime de ces âmes égarées
Je vois les fils de la vierge qui vous manipulent
Que je coupe, que je tranche et tout s'arrête
Le Tic-Tac de la pendule dont les aiguilles tournent à l'envers
La poussière accrochée par un rayon de lune dévie le temps en spirale pour aboutir au néant.
Construisant alors un arbre suspendu au ciel, danseur aérien, valsant avec la brise
L'esprit est une pure beauté parcourant la fantasmagorie que taille le rasoir de la réalité
A toi qui parcours la vie avec des Å“illères,
Je suis allé au-delà de mes peurs les plus intimes
Profané mon corps, ex-temple sacré
Et j'ai hurlé à la face de mes démons, de rire, de douleur et de plaisir. Je n'ai plus peur maintenant, ce qui se trouve de plus effrayant dans les ténèbres c'est moi et moi seul.
Cependant...Qu'est-ce que l'amour ?
Tout ce que je pensais en savoir s'est effondré
Réflexe automatique, envolée lyrique, c'est la définition d'un androgyne hystérique jouant avec la faux des âmes.
Livre terrifiant à cœur ouvert
Je l'ai réduit à néant
Pour traquer la bestialité au cœur de l'être
Hélas, je l'ai trouvé cette bête !
Et le temps s'est figé
Pour l'éternité...
vendredi, avril 1 2005
Je suis de nouveau sous Neuca
Par Kaoru le vendredi, avril 1 2005, 02:49
"Ka, que j'aimerais m'ouvrir les veines en cet instant...Juste pour la beauté du sang"
vendredi, mars 11 2005
Flamme noire
Par Kaoru le vendredi, mars 11 2005, 23:13
Je ne sais si je souhaite une vie meilleure
Bien que la mienne ait été souvent terne
Pourrais-je partir pour un monde, ailleurs ?
L'amour et la haine dans mon coeur, alternent
Amour intense pour cette fille si belle
Et haine immense du monde que je rejette
Mon coeur, mon à¢me, et la balance s'arrête
L'amour, la haine, deux sentiments sensuels ?
Ma détresse est grande et ma peine profonde
Et j'ai tant de fois supplié Charon
Mais la faucheuse fit dévier l'Acheron
Et mon chà¢timent fut le don de la vie
Pour subir les tourments de mon esprit
Qui glisse, terrassé, dans un puit sans fond
Celui-ci j'ai du le faire en 2001, mais je n'ai pas la date exacte
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